« Violence et lascivité : représentation de la femme et de l’homme africain et asiatique dans l’illustration érotique française de la première moitié du XXe siècle »Siècles, mars 2018 (en ligne) 

Résumé :

L’ailleurs géographique a largement nourri la littérature et l’illustration érotiques dans la première moitié du XXe siècle en France. Dans ce contexte, les populations d’Afrique et d’Asie inspirèrent particulièrement les écrivains et les artistes. Cette étude cherche à comprendre les modalités de représentation de ces populations par les illustrateurs occidentaux, et surtout à voir si elles assurent la pérennité de formulations anciennes ou si elles sont le fruit de réflexions nouvelles. Si le contexte de la première moitié du XXe siècle voit en effet apparaître des motifs nouveaux en matière d’illustration érotique, un diptyque classique entre violence et volupté continue d’encadrer la représentation de l’homme africain et asiatique.

Lien :

https://journals.openedition.org/siecles/3264

« La contrefaçon « légale » dans le livre et l’estampe aux États-Unis (1831-1891) », Histoire et civilisation du livre, 2017, p. 211-231.

Résumé :

En 1888, René Valadon, éditeur, parlait des États-Unis comme de « la grande usine de la contrefaçon du monde entier ». Il se montrait très critique à l’égard d’un pays qui, non seulement n’avait pas ratifié la Convention de Berne en 1886, mais qui depuis les années 1830 refusait toute évolution en matière de protection littéraire et artistique pour les non-résidents et non-citoyens américains.

L’effervescence des marchés de la librairie et de l’estampe aux États-Unis, l’évolution des procédés mécaniques de reproduction, toujours plus performants font davantage émerger le danger de la contrefaçon pour les éditeurs européens à partir des années 1850.

Cette étude se propose dans un premier temps de comprendre comment et pour quelles raisons pratiques et économiques les États-Unis s’imposent, dans la seconde moitié du XIXe siècle comme l’Éden de la contrefaçon en matière de livres et d’estampes.

Dans un second temps il s’agira d’analyser les conséquences de cette pratique de la contrefaçon sur les marchés de l’édition britannique et français. Enfin notre étude s’achèvera par l’analyse des différentes tentatives d’instauration d’une législation protectrice à l’égard des auteurs et artistes étrangers aux États-Unis. Il conviendra de mettre en relief le rôle joué par les initiatives privées, comme la Ligue américaine des éditeurs pour la protection de la propriété intellectuelle. Des initiatives qui amenèrent, en 1891, à l’International Copyright Act.

Lien :

https://www.decitre.fr/revues/histoire-et-civilisation-du-livre-n-13-2017-contrefacons-dans-le-livre-et-l-estampe-xve-xxie-siecle-9782600058391.html

« François Flameng, un maître de l’éclectisme », Les Petits maîtres, mars 2016   (revue de vulgarisation en histoire de l’art, en ligne).

Lien :


« Innovations techniques et bibliophilie : le statut paradoxal du livre illustré de luxe dans la seconde moitié du XIXe siècle », Revue française d’histoire du livre, n° spécial de janvier 2016 (sous la direction de Ruth-Ellen Saint-Onge et Geneviève de Viveiros), p. 103-125.

Résumé :

Dans la seconde moitié du XIXe siècle des procédés techniques ou des perfectionnements innovants apparaissent dans la librairie pour l’illustration des livres. À partir de là, quels sont leurs usages dans les ouvrages bibliophiliques, et quelle en est la réception chez les amateurs ? D’un côté une tendance qu’incarna l’éditeur Jouaust, s’exprima en défaveur des évolutions les plus récentes, et se radicalisa chez Pelletan, à la fin du xixe siècle. De l’autre, une tendance, portée notamment par Octave Uzanne, chercha à installer, dans le paysage bibliophilique, l’usage des procédés modernes, voulant affirmer une « néo-iconophilie ». Enfin Firmin-Didot, Rouveyre, cherchant le compromis entre tradition et modernité, se placèrent à mi-chemin dans cette confrontation. Au travers de quelques procédés, comme le bois de teinte, la chromolithographie, l’héliogravure, la photographie d’illustration, il s’agira dans cette étude d’aborder la diversité de ces points de vue théoriques.

Lien :

https://www.droz.org/france/fr/6344-9782904532108.html

« L’exposition payante au XIXe siècle en France : le drame des beaux-arts ou la survie du " grand art " », Pensées vives, n° 2, 2015, p. 63-88 (en ligne).

Résumé :

Le XIXème siècle est celui de l’émergence en France du principe de l’exposition payante, modèle importé du Royaume-Uni par Jacques-Louis David, qui fit scandale en faisant payer l’accès à son fameux tableau des Sabines. Deux tendances s’opposent alors de manière constante, dans un débat qui n’est d’ailleurs pas encore tout à fait éteint aujourd’hui. Les détracteurs de la mesure estiment qu’elle est antidémocratique, qu’elle crée un impôt sur l’art comme sur une vulgaire marchandise, et l’engage dans une course effrénée à la rentabilité, ce dont rend compte, en 1861, un rapport de Jules Maret-Leriche à ce sujet. En face, les partisans expliquent que faire payer l’entrée des expositions, c’est offrir plus de subsides aux artistes, c’est permettre plus d’achats d’œuvres et tirer du besoin immédiat des créateurs qui peuvent alors se consacrer moins à l’art commercial qu’à l’art élevé qui rapporte peu, mais honore plus. Il s’agira de voir dans cette étude, l’évolution du rapport entre l’art et l’argent au XIXème siècle, par le prisme de l’exposition payante, temporaire ou permanente, d’analyser les changements induits par la période clé du Second Empire, et de comprendre comment un rapport, au début des années 1890, en arriva à préconiser l’entrée payante au Musée du Louvre. 

Lien :

« Friedrich Overbeck illustrateur : La Passion de Notre Seigneur Jésus Christ publiée par Léon Curmer (1843) », Circé, Histoires, cultures et sociétés, revue de l’Université de Versailles, 2014, (en ligne).

Résumé :

L’article vise à étudier la place prise progressivement par l’artiste allemand Friedrich Overbeck dans le paysage artistique français, et cela, particulièrement par le biais de son travail pour l’éditeur Léon Curmer. Sans proposer une étude exhaustive, il s’agira surtout de comprendre les raisons pour lesquelles Overbeck devint attractif dans les années 1830-1840 en France dans le contexte d’un réel bouleversement de l’art religieux. Par ailleurs, au travers d’une étude de cas plus précise, celle de La Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, nous montrerons comment Curmer, éditeur de luxe par excellence et Overbeck, incarnation de l’ascétisme religieux purent converger et établir une collaboration durable jusque dans les années 1850.

Lien :

http://www.revue-circe.uvsq.fr/friedrich-overbeck-illustrateur-la-passion-de-notre-seigneur-jesus-christ-publie-par-leon-curmer-1843/

« Le Monde tel qu'il sera d'Émile Souvestre : anticipation et saint-simonisme », Pensées vives, n° 1, 2014, p. 35-55, (en ligne). 

Résumé :

Penser l’avenir est, et a toujours été une préoccupation importante des auteurs et des artistes, qu’il s’agisse d’un futur lointain, proche, optimiste ou pessimiste. Cette préoccupation devint particulièrement grande au XIXème siècle, période de bouleversements multiples, et qui, plus que toute autre sans doute, s’est projetée vers l’avenir. Au milieu d’un corpus d’ouvrages nombreux, cette étude va s’arrêter sur une publication : Le Monde tel qu’il sera d’Émile Souvestre. Dans cette dystopie, l’auteur, saint-simonien repenti, pousse à l’extrême les thèses de Saint-Simon pour en démontrer, par l’absurde, la dérision et l’ironie, l’inconsistance ou le danger. Si le livre de Souvestre envisage la société sous tous ses aspects, trois d’entre eux ont retenu spécialement son attention : la question industrielle, la dimension politique et la notion de cosmopolitisme. 

Lien :

« Les gravures de Léopold Flameng pour le Sabot de Noël d’Aimé Giron », Bulletin historique de la Société académique du Puy, vol. LXXXIX, 2013, p. 85-96.

Résumé :

Cet article se propose d’étudier la série de gravures dessinées par l’artiste Léopold Flameng pour le Sabot de Noël, conte de l’écrivain ponot Aimé Giron. Publié en 1863, ce livre suivit de près la publication des Contes de Perrault illustrés par Gustave Doré, et sans obtenir la même reconnaissance,  l’ouvrage de Giron fit grand bruit, en tenant compte du peu de célébrité de son auteur et du public d’enfants auquel il s’adressait. L’une des raisons en fut le travail de Flameng qui sut dépasser le résultat attendu traditionnellement d’un illustrateur pour ce type de commande, en en faisant un vrai livre d’art destiné tant aux amateurs de beaux livres qu’aux jeunes lecteurs.

Lien :

https://www.societeacademique.fr/le-bulletin-historique

« Le portrait de Sem aux courses d’Ascot : quelques éléments sur une œuvre charnière du peintre François Flameng », Feuillets Sem, n° 68 de février 2013, p. 3-14.

Résumé :

Cet article se propose d’analyser, dans la carrière du peintre François Flameng, l’importance du Portrait de Sem aux courses d’Ascot conservé au musée d’art et d’archéologie de Périgueux. Il s’agira de voir en quoi cette œuvre, précurtrice dans le corpus de l’artiste, introduisit chez ce dernier de nouvelles expérimentations plastiques, et d’appréhender la réception critique qui l’accompagna, après son exposition publique en 1913.

Lien :

http://www.sem-caricaturiste.info/pages/feuillets.html

« Léopold Flameng et Charles Meryon : à propos d’un portrait conservé au Louvre », Les Chantiers de la création, revue informatique des doctorants en Langues, Lettres et Arts de l’Université d’Aix-Marseille,juillet 2013 (en ligne).

Résumé :

En 1858 Léopold Flameng, alors jeune graveur à la carrière montante, réalise un dessin de son confrère, Charles Meryon. Vouée originellement à demeurer un souvenir intime, cette œuvre est devenue la plus connue et la plus diffusée de son auteur, appartenant aux collections du Louvre et figurant aujourd’hui sous sa forme gravée, dans les cabinets d’arts graphiques des plus grands musées du monde. L’objet de cette étude sera de comprendre les raisons pour lesquelles ce dessin obtînt un tel succès a posteriori et est perçu jusqu’à aujourd’hui comme la traduction la plus aboutie de son modèle. Il s’agira de s’appuyer tant sur ses réalités plastiques que sur l’imaginaire qui enveloppa sa genèse et le consacra comme une œuvre « mythique » au sens littéral.

Lien :

https://journals.openedition.org/lcc/543

« Le 1000 francs Flameng : genèse du premier billet polychrome français », OMNI, revue internationale de numismatique, n° 5, septembre 2012, p. 118-122.

Prix du meilleur article OMNI 2012. 

Résumé :

Cet article vise à appréhender les étapes de constitution du billet de 1000 francs dit type Flameng, notamment par une relecture inédite des archives conservées par la Banque de France. Il s’agira, entre autres grâce aux procès-verbaux tenus entre 1891 et 1900, de mieux connaître la construction plastique et technique du premier billet en quatre couleurs français, dont la composition fut reprise pour le célèbre billet de 5000 francs. 

Lien :

http://www.wikimoneda.com/omni/index_revues.php

Créé avec Mozello - la façon la plus simple de créer un site Web.

 .